Le miroir qui fuit

16 février 2020

Vagues à l’âme

La moue de Loraine, et le regard vague de Rémy?

Un regard dans le vague, écume d’un jours gris, au creux de la vague.

Tu voudrais te faire petit, tu te dis pas très grand et parfois tu te rat-baisses, petite souris qui voudrait disparaître dans un trou. Tu souris dans le vague.

Pas facile de t’attraper, parfois, souvent? lointain, comme un léger miroir sans tain, tu réfléchis la lumière et tu te caches sous le réverbère. Regard bleu d’un océan.

Et si tu te délestais de quelques poids? On n’est pas tout blanc passé 20 ans, c’est inévitable, on a quelques remords au fond d’un placard. Y’a pas que moi qui suis dure, t’es pas mal non plus dans ce genre là, avec toi. Et si tu faisais le petit Poucet à l’envers? Lâcher des cailloux sur la route, juste pour t’alléger et aller un peu plus loin, vers le soleil?

Tu veux bien m’inviter dans ta tête, mais je ne te sens pas toujours là. C’est pas grave, je ferai pas trop de bruit, je détricoterai tes idées sombres, pour te tricoter des chaussettes, je veillerai les soirs de tempête. Je laisserai une lumière allumée, juste au cas où.

Je savoure ma chance de te connaître et de faire un chemin à tes côtés. L’homme en pull jacquard n’est pas bizarre, ni rasoir, il a le silence doux et l’esprit affûté, le talent sensible, le sublime devant la télé.

Le miroir de Rémy Souvay vaut mille rimes.

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Plastiques en mer

C’est peut-être le lien de l’amitié qui permet tout ça. Je suis heureux si je t’apporte quelques ficelles d’attache, si je t’enrubanne un peu et que tu te sens arrimée. Enrhumée, j’aurai des mouchoirs... Tu m’apportes de l’énergie et des rubans aussi, si je versais dans le sensuel je dirais « langue(s) et ruban(s) » mais mon énergie amoureuse n’a rien à faire ici... si ce n’est pour profiler et poursuivre la grande idée positive. Nécessairement fous. Si l’on ne veut pas rutiler sur le dos comme des plastiques en mer.

Pénombre d’une pièce et lampe allumée. Histoires. Rires.

12-14 ans

Familiers       Rencontre précieuse notre 

Surtout donc... tu me ressembles Sandy

mais je ne le mérites pas il faut que tu m’aides  

 

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Confusions

Élégie n.1

Des tresses 

Font des SOS 

Sur mes tempes 

Des arabesques

 

Déçu d'être 

Car ça rebique 

Au pied de la lettre 

Ça cogne trop dans la bicoque 

Sur la desserte

Des verres reflètent

Ma silhouette  

Ma transparence

Ma vie absente 

Et dans un angle mort

L’art triste. 

Je n’ai pas voulu ça,

Tu sais 

?

...


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14 février 2020

Touché mais pas coulé

Touché mais pas coulée. Touchée

Tu sais, le truc qu’on dit à propos des parents quand on est un enfant, que le plus important c’est de savoir qu’ils nous aimeront toujours, quoi qu’on fasse. Moi j’ai jamais vraiment ressenti cette assurance là. J’ai été élevée avec des remarques acerbes, des cris qui pleuvent souvent. Il paraît que j’étais dure.

J’ai toujours eu cette impression que c’était mon attitude, mes notes, mes failles qui conditionnerait le fait qu’on m’aime. Chaque faiblesse serait utilisée plus tard, n’importe quand, contre moi. C’est comme la foudre, ça tombe jamais deux fois au même endroit, mais ça tombe. 

Je ne suis pas sur un divan, ce blog n’est pas un psychanalyste, je sais. Mes poèmes, par contre, le sont certainement.

Alors voilà, dans ma tête c’est inévitable, on se lassera de moi, on trouvera mieux. Je ne suis pas une gamine geignarde, je ne me victimise pas. C’est juste ce qu’on m’a appris pendant 20 ans. Ça prend du temps à déconditionner un esprit.

Et toi, dans tout mon fatras, tu farfouilles, tu chines, tu ouvres les vieux tiroirs, tu aiguillonnes. Je ne me serais jamais remise à écrire sans Béant Mobilier, je n’aurais jamais chanté.

Et tu rafistole aussi parfois. Je monte à l’échelle comme une grande maintenant, je rate des barreaux, et je m’en fais des clapiers. C’est pas tout jours gagné. Tu chatouilles, je dis ouille et je donne ma langue au chat. Je suis pudique. Mais tu m’attends gentiment, avec bienveillance.

Un autre que toi aurait senti le vent glacé.

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12 février 2020

Va et vient et vertigo

Diverti oui ! Mais toi-même me dis qu’on doit passer le stade du jugement (si tant est que passage obligé il y ait, disons dépasser nos craintes chatouilleuses...), hors tu n’es pas en reste de justifications empressées ou d’anticipations abusives et punitives à ton propre égard !

La moue de Loraine 

La roue tourne et cela m’amène 

A poser ce problème :

Haut de la tour les seins à l’air 

Ce point de vue va te plaire 

La plaine fait des veines 

Et le Nord fait de l’or 

Je loue les mots drôles, je roule et je dors cela m’amène 

A reposer le problème :

Dans ta moue, Loraine, tu mous quoi ?

Des graines des plaines sols riches un beau ciel six un number one 

Tu es en haut ne t’en excuse pas 

Vertigo et talons hauts 

Ne te fusille pas, c’est trop d’honneur que tu fais au reste 

quel va-et-vient épuisant soi-le regard des autres-puis en ricochet la ré-interrogation de soi- soi-etc.

Change d’angle de vue si t’es gênée. Par exemple par mon jacquard !  « Écran » le thème que je voulais lancer sur ce blog... Balcon d’en face je mets mes chaussettes (en laine) 

marre des impera - tifs marre des b l o g découds du coup tu vois d’où que tu coupes 

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10 février 2020

C’est extra

60h au fond de mon lit, j’en ai ma claque, je prends racine comme une vieille fougère, ou une prune desséchée ou une menthe à l’eau évaporée. La classe. Bref, je m’ennuie, je tourne en rond dans mon mètre carré. Hier j’ai beaucoup dormi, du coup à minuit je parlais de gants de toilette, aujourd’hui, ben non, j’ai pas beaucoup dormi, je sens que je vais m’ennuyer cette nuit. Cool quoi. Avoue, tu t’en fous de ce que je raconte! Marie-Christine c’est pas la reine de la frime! En même temps Hubert-André il joue aux dés... à moins que ce soit Ernest-André, ou Robert-Hubert? Je sais plus trop.... Y’a du vintage dans tout ça, une pointe de désuet, un rien de suranné, une touche de pantalon en velours côtelé, et, oserais-je le dire? une pincée de pull en jacquard. On devrait refaire la déco du conservatoire comme ça d’ailleurs, années 70. Un peu d’orange et de jaune, des grosses fleurs, Chirac est ses grosses lunettes, Marie-Chantal en jean patte d’eph, Stéphane en jean patte d’eph ET avec une moustache, Boris avec la moustache ET la coupe d’Isaac Washington dans « la croisière s’amuse », toi en Mike Brant... Ce serait carrément plus marrant! Marie-Chantal (encore elle!) chanterait à tue-tête dans les couloirs « j’ai encore rêvé d’elle », et moi... ben je ferais Sandy (trouveras-tu la référence? Non pas que je doute de tes connaissances cinématographiques, mais à ce stade de la lecture, tu t’es peut-être déjà endormi, atterré par tant de blabla, de digressions douteuses... )

D’ailleurs, en parlant de digressions (mon Dieu, elle recommence!), je viens de découvrir à l’instant, en regardant dans le dictionnaire qu’on ne disait disgression mais digression, car oui, moi, jusqu’à présent je disgressait. Comme une disgrâce, une discordance, du disco... Ça te fait une belle jambe, on est bien d’accord!

A cette partie là de la lecture, je suis sûre que tu en es encore à t’interroger sur ma comparaison avec Mike Brant. Quoi?, elle voit donc en moi cet artiste au talent incommensurable et à la chevelure libre? Je te laisse donc réfléchir à ce tout nouvel aspect de ta vie, je suis bien certaine que, à défaut de t’avoir grandi, je t’aurai au moins diverti.

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09 février 2020

Chevet tranquille

Six cordes veillent 

chevet tranquille

première vision de mes matins

pas bégueule

à quand un refrain?

Je découvre ma voix

je découvre ma voie

je laisse percer mes failles

mise à nu

l’homme au poirier me tranquillise 

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Le sens de la chute

J’écoute la musique que j’ai choisi pour mon enterrement. Je ne suis pas morbide.

Ma fin viendra, je me demande juste comment je réussirai à vivre cette putain de vie. Je marche parfois le long d’un précipice, moins souvent qu’avant, j’ai toujours eu le sens de la chute, du drame. Comment mon sourire peut-il cohabiter avec ma noirceur? Suis-je née comme ça? Ou m’a t’on gravé le lourd dans la peau? 

J’arrête de respirer pour sentir mon cœur battre.

Je vais me lever, prendre une douche, ouvrir la porte des vivants.

J’ai entendu la voix endormie d’un ami.

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Merveilles 

être 

reçu

celle 

ici 

Un jour férié 

Un jour de tempête

Bougies allumées 

Peau caressée 

Tout est arrêté 

Super-marché 

Infos-télé

Été tété 

T’es

Obscurité

Deux tasses de thé 

Lit, j’ai lu 

J’élis

Liberté 

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Où sont passés ?

Un instant l’air frais 

si fort 

soif étanchée 

dialogue intérieur 

calmé 

balançoire faut pas pousser

tu m’as effacé 

où t’es passée 

rires étouffés

Ça va souffler 

~ le simple d’esprit ~

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